On a parfois du mal à comprendre les français, ici comme ailleurs. On s'étonne d'ailleurs de constater que les touristes étrangers continuent, en masse, à venir visiter notre pays malgré les grèves et autres mouvements sociaux qui ne mènent à rien (personne ne pourrait prouver le contraire) et ce de manière perpétuelle, comme une ritournelle inscrite dans notre Constitution. Mais enfin il faut croire que mon pedigree n'est pas tellement authentique puisque moi je ne m'y fais pas, et ce n'est pas d'hier.
Alors voilà comment je débute mon blog sur un mécontentement bien français lui.
En même temps, ce n'est pas une raison pour se laisser déborder par la morosité ambiante qui semble se propager bien plus loin que nos belles frontières. L'angoisse étreint le monde, lit-on partout. Mais qu'est-ce que le monde ? Pas vous, pas moi...personne en réalité. Quand on parle du monde, cela ne veut pas dire grand chose sinon une masse informe, impersonnelle, inodore et incolore. Ce n'est pas le monde qui peut changer les choses mais chacun d'entre vous, moi, lui, elle etc...Nommer les gens et les choses, les identifier clairement, c'est du même coup en prendre toute la responsabilité, tout le contraire de ce que nous enfermons dans le mot "monde" qui va bien avec mondialisation et déresponsabilisation. Or comme je l'ai lu quelque part, l'irresponsabilité érigée en dogme invisible est la cause "la plus importante de l'impuissance et de l'inhibition de l'action".
Gardons les yeux ouverts.